Mission CoWorking

Patrick LEVY-WAITZ, président de la fondation  »Travailler autrement » a remis au secrétaire d’état auprès du ministre chargé de la cohésion des territoires, Julien DENORMANDIE, un rapport sur le coworking : Faire ensemble pour mieux vivre ensemble. 

Petit voyage au cœur des tiers lieux dont voici un extrait en forme de rapport d’étonnement.

Extrait :

À l’issue de notre tour de France des tiers lieux, nous avons dressé quatre grands constats qui modifient notre vision des territoires et de celles et ceux qui les animent avec inventivité, enthousiasme, efficacité et une capacité remarquable à rassembler.

Premier constat, si le mouvement des tiers lieux est avant-gardiste, il n’est pas pour autant le phénomène alternatif, marginal, et peu significatif que nous imaginions. Nous en avons dé- nombré plus de 1800…

Deuxième constat, ces tiers lieux sont hybrides et multiformes, ils se caractérisent par une étonnante diversité. Partout, même si cela se traduit de manière inégale avec un niveau de maturité différent, les tiers lieux portent des dynamiques économiques et sociales et s’avèrent certainement plus structurants pour leur territoire d’implantation, et pour l’ensemble du territoire français, que nous l’avions imaginé.

Troisième constat, les tiers lieux nous sont clairement apparus comme des points de convergence qui préfigurent les nouvelles manières de travailler, explorent les voies de la créativité et de l’innovation, épousent les besoins de la jeunesse, intéressent et irriguent les entreprises. Dans les tiers lieux, on hybride les activités et on croise les compétences. Des actifs qui ne se côtoyaient pas ou peu salariés, entrepreneurs, travailleurs indépendants, artisans…- se retrouvent. Mais c’est aussi un phénomène beaucoup plus puissant qui transforme la société en profondeur : c’est « l’âge du Faire » et la révolution de la « société apprenante ». C’est le royaume des « makers », des adeptes du « test and learn » et du « learning by doing ». Quand, dans l’espace collectif d’un territoire périphérique, on mutualise des machines, on produit des objets en travaillant de la matière, on permet à des personnes qui n’en n’avaient pas la possibilité, de travailler le bois, le fer, le verre etc., on recrée de l’activité certes, mais surtout, il se passe quelque chose de nouveau. Des métiers en transition sont relancés et se mêlent aux autres. Un agriculteur parle avec un designer, un charpentier avec un architecte, un maçon travaille avec un graphiste et un jeune de quartier fréquente un ingénieur électronicien…. Cette hybridation des activités et des publics réconcilie la tête et les mains, tout en créant de la mixité. L’esprit des Lumières a fait naître une société intellectuelle, dominée par les idées, et dont le modèle était le savoir universitaire, auquel tout le monde n’a pas accès. Avec l’arrivée du numérique s’ouvre une société du « faire » qui rebat les cartes en reprenant contact avec le réel. Il est désormais possible pour tous de faire des choses, ensemble.

Quatrième constat : en contribuant à développer des activités de proximité et à encourager les circuits courts, le partage et la réutilisation des ressources, le recyclage et la frugalité, ces espaces collectifs posent aussi les bases d’un nouveau monde où la transition écologique se trouve de fait, accélérée par la transition numérique en cours. Dans la foulée, et par nécessité, ils réinventent le lien entre public et privé en proposant de nouveaux modèles de coopération et des modalités partenariales inédites.

 


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